Week #1

Hey there !

Eh bien voilà, cela fait une semaine que je suis aux USA et comme vous le savez, beaucoup de choses peuvent se passer en une semaine (et vous l’avez lu aussi, je ne vais pas vous refaire tout un historique de ma semaine dans ce billet, il ne manquerait plus que ça). Cela dit, j’ai survécu à mes habituels « trois jours d’adaptation » qui ont été nettement moins pénibles que je ne le pensais et c’est avec soulagement que je ressens enfin cette subtile impression d’être chez soi, même à l’autre bout du monde.

Cela n’a pas été sans difficultés cependant. Arriver dans une nouvelle maison, sans aucun repère et en sachant simplement qu’on va devoir rester là pour quatre semaines, c’est un challenge en soi. J’ai rencontré quelques difficultés, comme par exemple les tentatives répétées d’assassinat par le pommeau de douche à mon égard (et sa volonté tenace d’inonder entièrement la salle de bain dans ses chutes préméditées sur mon crâne, alors que j’ai du shampoing plein les yeux et les mains glissantes à cause du gel douche). Il faut se méfier de tout le monde par ici !

A noter aussi que les changements de température brusques n’ont pas encore eu ma peau, mais tentent chaque jour plus sournoisement de me faire plier. Pour vous donner une idée, il fait environ 30°C dehors en ce moment. Dans les bus, à l’école et dans n’importe quel bâtiment en général, il fait environ 18°C. Je vous laisse imaginer à quel point il est utile d’avoir un « hoodie » sous la main dès qu’on entre quelque part. D’ailleurs, je ne vais plus dans le « living room » de la maison sans avoir un pull avec moi, parce qu’il y fait 64°F (soit 17,78°C si on arrondit) et que rester plus de dix minutes à cette température, en short et t-shirt, n’est pas possible pour moi. Hier, voyant d’ailleurs que j’étais emmitouflée dans un gros pull, Ellen m’a demandé si je voulais qu’elle augmente un peu la température. J’ai acquiescé. Ce soir, en entrant dans le living room, il faisait 66°F (18,89°C). Ha. Ha. Ha.

Tiens, voilà, ça c’est un autre truc problématique et qui demande de l’adaptation, les transformations de Fahrenheit à Celsius, de Feet à Mètres, de Gallons à Litres. A quoi ils pensaient les américains quand ils ont créé leurs systèmes de mesures ? Ils ne pouvaient pas faire comme tout le monde, non ?

Bon, je me plaints un peu, mais j’aime bien tout ça en fait. C’est très dépaysant et j’en ai bien besoin. En plus, ce ne serait pas vraiment l’Amérique si il n’y avait pas de jerrican de lait (et de jus d’orange), de Dunkin Donut’s à tous les coins de rue et de bus climatisés à se transformer en statue de glace (Let it go… Let it go !). Et ça permet de se retrouver dans des situations un peu cocasses par moment. Par exemple, hier, j’étais dans la voiture avec Ellen et elle devait reculer pour sortir d’une place de parc, tout en ayant une voiture à 1,5 mètre derrière elle. Je me suis retournée pour l’aider à savoir de combien elle pouvait encore reculer, mais je me suis trouvée bien embêtée… Comment exprimer en Feet ce que je voyais en mètres ? Ben… On n’a pas encore trouvé, il faudra probablement que je m’adapte (sachez qu’on a tout même pu sortir de la place de parc sans dommage).

Enfin, aujourd’hui, Anastasia et moi sommes allées à la Boston Public Library. C’est une bibliothèque gigantesque, très haute de plafond et très belle aussi. Elle a été fondée en 1848 (merci Wikipédia) et on peut lire au-dessus de l’entrée : « The Public Library of the City of Boston • Built by the People and Dedicated to the Advancement of Learning ». Le bâtiment est assez incroyable et c’est un véritable dédale (oui, on s’est perdues, encore…). Mais ce que j’ai le plus aimé de cette visite décidée un peu à la der’, c’est la salle de lecture. C’est une immense pièce, avec de longues rangées de table pour travailler et des bibliothèques contre les murs avec tous les livres que l’on veut. Le paradis… Si vous voulez un peu imaginer mon état lorsqu’on est entrées dans le bâtiment, fermez les yeux et… Ah non, ne fermez pas les yeux en fait, vous ne pourrez pas lire ce qui suit sinon. Donc, je disais, imaginez que c’est le matin de Noël, qu’il neige à gros flocons dehors et qu’il y a du chocolat chaud pour le petit-déjeuner, avec en plus des tartines au sucre, tout plein de cadeaux sous le sapin, et que j’ai 10 ans (bon, si tous ces détails ne vous disent rien du tout, sachez que j’étais simplement super contente et émerveillée, mais dit comme ça, ça fait trop terre-à-terre je trouve). En conclusion, si vous êtes à Boston, il vous faut absolument aller à la Boston Public Library, ça vaut clairement le détour !

En parlant de ce qui vaut le détour, aujourd’hui avec Katya, notre prof (qui ressemble à Neela dans Urgences, pour ceux qui voudraient se faire une image mentale), ma classe et moi avons mis au point une liste de lieux à visiter ou choses à faire pendant nos séjours respectifs à Boston. Cette « Bucket List » se trouve à la page « Boston » de ce blog, que vous pouvez atteindre en cliquant sur le lien se trouvant ici ou en remontant en haut de la page et en cliquant sur le nom « Boston ». Je vais tacher de garder cette liste à jour et avec un peu de chance, de tout faire. N’hésitez pas à me faire des propositions si vous en avez !

Voilà, c’est tout pour ce soir (ou cette nuit, vu qu’il est 3h du matin chez vous). Passez une bonne journée et à tout bientôt !

++

L-A

PS : Si jamais, j’ai publié deux articles à la fois (oui, je sais que c’est mal…) donc il y en a un en-dessous de celui-ci que vous n’avez sûrement pas lu. Mais si vous utilisez des flux RSS, vous le savez déjà (utilisez les flux RSS, c’est cool et c’est pas chronophage, si vous savez bien les gérer 😉 ).

Au fait, bonne fête nationale les enfants!

fete_nationaleOui, je suis tombée bien bas…

6 réflexions sur “Week #1

  1. Emmanuelle

    Coucou,
    Merci d’avoir pensé à nous joyeux hélvètes patriotes.
    Je dois tout de même dire que les nuages bas du Chablais ont fait avorter de nombreux feux d’artifice, ceci couplé aux effets de la canicule sur la végétation qui a réduit les possibilités de feux d’artifice privé, mon chien a eu le bonheur de passer un premier août peinard et caaaaalme, sans sursauter à chaque pétard. Hi hi hi … et par ricochet, j’ai aussi pu dormir paisiblement.
    Bon dimanche décalé et bises,
    Emmanuelle et Skilos

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    1. Pourquoi Google me semble si horrible? Eh bien, comment expliquer ça… Disons simplement que Google se fait une joie de récolter toutes nos données, y compris celles qu’on n’avait pas l’intention de lui donner.
      A chaque fois que tu fais une recherche sur Google, à chaque fois que tu utilises le traducteur, que tu envoies un mail depuis ton adresse Gmail ou que tu regardes une vidéo sur Youtube (alors que tu es toujours connectée à ton mail), Google récupère des infos sur toi et grâce à ton compte mail, les lie à toi. Ça s’appelle le Big Data. Ensuite, dès que tu te reconnecteras à ton mail et que tu feras une recherche en ligne, les résultats qui apparaîtront seront ciblés en fonction de ce que Google connaît déjà de toi. Ça peut être super pratique pour certaines choses, mais c’est avant tout une histoire d’argent et de protection de ta vie privée. N’oublions pas que la devise de Google c’est « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit »…
      Imaginons que tu fais une recherche sur des livres rares sur Google, par curiosité. Le lendemain, en faisant une autre recherche ou en allant sur Gmail, tu remarques de la pub pour un libraire qui vend de vieux livres et tu cliques sur le lien pour aller voir ce qu’il te propose. BAM. Tu viens de faire gagner quelques centimes de dollars à Google.
      En ce qui me concerne, ce ne sont pas les bannières publicitaires qui s’affichent lorsque j’écris un mail qui m’ennuient, c’est plutôt que Google récolte des infos sur moi, sur mes habitudes et sur ce qui m’intéresse. C’est pour ça que de manière générale (sauf lors des cours de recherche en ligne à la HEG, lorsqu’il est vraiment nécessaire d’avoir un moteur de recherche aussi puissant que Google, et que je n’ai pas d’autre choix (bien qu’on nous encourage aussi à utiliser d’autres moteurs de recherche)), j’utilise des moteurs de recherche qui ne récoltent pas mes données, comme par exemple Qwant ou Duck Duck Go. Tu devrais essayer d’ailleurs, ils sont vraiment bien!
      Et puis, c’est aussi une question de principe: Google est en train de tout conquérir, avec ses applications et tous les services qu’il propose, mais est-ce forcément une bonne chose d’être dominé par un seul grand géant comme lui? Le débat reste ouvert…

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      1. Emmanuelle

        Merci pour toutes ces infos. Il est vrai que me faire pister me plaît très très moyennement. Je vais donc essayer les autres moteurs de recherche … mais c’est vrai que l’on n’y pense pas du tout. Et c’est vrai que leur propention à être les maîtres du monde et à niveller les pensées m’inquiète beaucoup. Un contre pouvoir me semble urgent à instaurer pour équilibrer la donne.
        Bises,
        Emmanuelle

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  2. Ping : I’ve got Holmeswork for tomorrow | ébauche d'ID

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