The North End

Hey there !

Voilà, je suis rentrée de ma petite excursion de la journée, en ayant certes mal aux pieds, mais des étoiles dans les yeux. Je suis donc allée me balader dans le North End, qui se trouve au nord de la ville de Boston (vu le nom, on n’y aurait bien sûr pas pensé) et était autrefois le quartier construit par les tout premiers immigrés Italiens à Boston. Il faut savoir que Boston est la plus ancienne ville du continent et a été construite par les Irlandais et les Italiens, dès 1630. C’est notamment grâce à ce mélange de cultures que les Bostoniens sont connus pour leurs avis très tranchés et leur susceptibilité (personnellement, j’ai rien remarqué, mais bon, c’est ce qu’on nous a dit à l’école le premier jour). Apparemment, les Irlandais avaient quant à eux la partie sud de Boston (d’après Jim, qui est d’origine Irlandaise et qui a grandi à South Boston). C’est aussi probablement grâce à ce mélange que l’accent bostonien est si particulier!

Donc le North End, comment vous dire… C’est un ensemble de petites rues assez serrées, avec des immeubles en brique rouge et des petits magasins un peu partout. Pour ceux qui sont déjà allés à la Nouvelle-Orléans, et plus particulièrement dans le Vieux Carré Français, c’est un peu la même ambiance, mais l’air est tout de même moins humide !

 

Je me suis donc baladée dans le quartier, déambulant le nez en l’air, et suis tombée un peu par hasard sur « Mike’s Pastry » qui est une pâtisserie très connue de Boston, très réputée aussi et qui, il faut se l’avouer, propose une variété de pâtisseries assez folle. J’y suis donc entrée, m’attendant sérieusement à devoir faire des heures de queue (l’endroit est connu pour ça), mais j’ai en fait à peine eu le temps de choisir ! Il faut croire que ce n’est pas aux alentours de midi qu’il y a le plus de monde dans la pâtisserie. Quoi qu’il en soit, j’ai choisi un cookie aux flocons d’avoine et aux raisins secs (c’est mon type de cookie fétiche depuis quelques semaines) et j’ai pu ressortir. Le cookie, pour vous donner une idée de sa taille, devait faire facilement 12cm de diamètre et était vraiment vraiment très bon !

 

Après quoi, j’ai encore un peu déambulé dans la rue, tombant sur un petit marché du samedi fort sympathique, dans lequel on vendait beaucoup de t-shirts « Italia », ce qui m’a bien fait rire. J’ai fini, en me guidant au son des mouettes, par arriver au bord de l’océan et plus précisément dans ce qui est devenu mon endroit préféré de Boston, le « Christophe Columbus Park ». C’est une oasis de verdure au bord de l’eau, avec pas mal d’ombre et plein d’herbe. Le contraste avec les buildings non loin est assez saisissant, et j’aime vraiment beaucoup cet endroit.

 

La suite de la journée, je l’ai passée à déambuler dans les rues de Boston, en suivant le flot de gens qui marchaient autour de moi, m’arrêtant à Quincy Market pour faire un petit tour dans le magasin geek du coin, ou autrement dit « Newbury Comics ». C’est le paradis pour toute personne fan de science fiction, de super héros ou de tout autre série que l’on peut considérer comme geek, par exemple « Big Bang Theory ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après ce petit passage à Quincy Market et l’achat rafraîchissant d’une bonne limonade, faite sous mes yeux, j’ai continué à marcher, mais cette fois en direction des Boston Commons. Vous vous en rappelez peut-être, j’ai déjà parlé de ce parc au moins une fois sur ces pages. Pour vous rafraîchir la mémoire, il s’agit du parc où ont eu lieu les premiers mouvements d’Indépendance de Boston. Bref, c’est un très grand parc, assez paisible, au milieu des buildings, avec plusieurs points d’eau, des écureuils, des oiseaux. De quoi faire une bonne petite pause avec ma limonade !

∆ ∆ ∆

Cette journée pouvait paraître assez anodine, même sans grand but quand on y pense, mais vous savez, je crois que c’est comme ça qu’on se met à aimer une ville : en marchant, le nez en l’air, en observant les gens, en souriant à la vue des touristes qui marchent une carte à la main et cherchent du regard les panneaux indiquant le nom des rues aux intersections. C’est en fermant les yeux une seconde dans un parc et en écoutant la mélodie de la ville tout autour de nous. C’est en surprenant une conversation dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle, mais en comprenant quand même de quoi il s’agit. C’est en arrêtant de se perdre dans le métro, et en réalisant que le chauffeur du bus, qui est presque le même tous les matins, vous reconnaît lorsque vous montez à bord et vous souhaite toujours « a wonderful day ».

Je me suis mise à aimer cette ville sans m’en rendre compte, sans y faire attention, juste en vivant avec elle et c’est une super sensation ! Et maintenant je peux vous dire avec certitude que le départ dans une semaine va être empli de ce bon vieux « bittersweet feeling » qui m’avait déjà saisie à Washington, il y a trois ans. Mais je crois que c’est plutôt une bonne chose, au final.

++

L-A

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s