Ne jamais dire jamais

Hey there !

Hahaha… Tu ne pouvais pas t’en empêcher L-A, hein ? Tu dis que tu ne vas plus écrire avant ton retour en Suisse et c’est évidemment pendant les 48h entre ton dernier poste et ton retour en terre helvétique que l’inspiration est venue faire un dernier petit saut dans ta tête.

Eh bien oui. Je ne peux pas m’en empêcher les enfants, j’ai envie de vous écrire une dernière fois par ici avant mon retour. En fait, l’idée m’est venue hier, mais je n’ai trouvé l’énergie et le temps de me lancer dans un peu de rédaction que ce matin. Pourquoi hier alors ? Parce qu’hier, il pleuvait.

Et alors, Louise-Anne… T’as jamais vu de pluie ? Si. Seulement, il n’a pas beaucoup plu durant mon séjour et là, il faut s’avouer que c’était assez de circonstance. Déjà, lorsqu’il pleut par chez nous, on s’attend à ce qu’il fasse froid, non ? Je veux dire, en Suisse, les grosses pluies arrivent souvent vers septembre-octobre, et comme c’est l’automne, elles sont froides. Hier, je me suis donc emmitouflée dans un gros pull, j’ai mis mon K-way, un jean, des grosses chaussettes… La totale quoi ! Je suis sortie avec un parapluie et là, en passant la porte… Il faisait super chaud. Et non, la pluie n’est pas toujours synonyme de refroidissement de l’atmosphère, même si elle est tombée toute la nuit (pourtant j’aurais bien voulu, il a fait chaud par ici ces derniers jours). Je commençais à me dire que c’était bien bête d’avoir mis toutes ces couches, et puis, je suis montée dans mon premier bus et je me suis mise à regretter mon écharpe…

En marchant entre le bus qui m’emmène au centre de Watertown et celui qui me permet de rejoindre Harvard Square (donc 200 mètres), il s’est mis à pleuvoir très très fort, au point de former des gouilles sur la route et le trottoir. Et c’est là où je voulais en venir en fait. Il pleuvait sec (oxymore!). Tout était inondé et j’ai eu cette phrase d’un poème de Verlaine qui a surgit de nulle part (et pourtant, dieu sait comme j’aurais voulu ne pas penser à ce poème-là, sans rancune Verlaine !) « Il pleure dans mon cœur, comme il pleut sur la ville ». L’idée était très juste cela dit, ça exprimait exactement ce que je ressentais, à la veille de mon départ et j’ai un court instant, ressenti un peu de gratitude envers la météo de Boston, qui avait réussi à s’accorder parfaitement à mon humeur un poile maussade du jour.

Je me suis ensuite rendue en cours, où nous avions une prof remplaçante, parce que l’autre avait un empêchement. Et comment vous dire… Ça a été trois très longues heures… Je vous épargne les détails, mais cette prof nous a fait lire un texte, un paragraphe chacun, en nous demandant de nous concentrer uniquement sur la prononciation. Après quoi, nous avons eu une discussion sur le contenu du texte, avec un questionnaire et… Disons que les généralités et moi, on n’est pas très amis, et la prof en a beaucoup fait, du coup, ça a légèrement… Comment vous dire… Viré en débat entre elle et moi. Mais bon. Je suis restée polie, vous en faites pas.

C’est aussi pendant ce cours que ma classe et moi, on a réalisé qu’on était devenu des « Bostoniens ». Je ne sais plus si je vous en avais déjà parlé, mais pendant la journée d’introduction, le premier lundi, un de intervenant nous avait expliqué que les Bostoniens avaient comme ancêtres les Italiens et les Irlandais, et que ce mélange avait fait d’eux des personnes très attachées et passionnées à propos de leur ville (je sais, c’est une généralité, mais c’est pas moi qui le dit, c’est Gareth), en plus d’avoir donné naissance à l’accent bostonien, si particulier. Gareth nous avait aussi expliqué ce jour-là, que les Bostoniens n’aiment pas avoir tort et que si vous leur parlez d’un « défaut » de leur ville, ils vont souvent se lancer dans une explication passionnée pour vous dire que Boston c’est quand même génial. Bon. Alors hier, quand notre prof remplaçante nous a dit que l’accent bostonien était nul et que vraiment, ce n’était pas dans cette ville qu’il fallait venir pour apprendre le « vrai anglais » (oui, apparemment, pour apprendre le vrai anglais, il faut aller à New York, si jamais. (faceplam)), ma classe et moi, on l’a pas super bien digéré… Et on a réagit, comme des Bostoniens, avec passion, en défendant ardemment l’accent, la ville et nos compatriotes d’adoption.

C’était plutôt chouette… Même si on a bien sûr pas gagné le débat, parce qu’à chaque fois qu’on essayait de faire une phrase, la prof nous reprenait sur la formulation ou la prononciation et ça, ça vous brise tout la spontanéité d’un débat.

Mais bref. Elle va s’en remettre, vous en faites pas, et pour ceux qui s’en inquièteraient, je vais me calmer d’ici à mon retour à la HEG.

Après le cours, on est allé manger chinois avec une partie de la classe, ce qui était très chouette, avant de se dire au revoir et de partir chacun de notre côté. Je suis rentrée à la maison en mourant de chaud (parce qu’entre deux, il s’est mis à faire grand soleil) et j’ai fait ma valise. C’est dingue quand même, je l’imaginais plus grande cette valise et j’étais sûre d’avoir acheté moins de trucs que ça… Enfin. Sans balance, j’ai tenté d’évaluer approximativement le poids de mon bagage et je pense que ça devrait jouer. Pour les prochains voyage, je pense qu’avec ma famille (ma famille suisse), on va mettre au point une grille Excel (ou Calc, parce que LibreOffice, c’est bien aussi), avec le poids de chaque type d’objet emporté, histoire de pouvoir évaluer le poids de nos valises sans avoir à utiliser de balance (vu qu’on en a pas toujours à portée de main). L’idée vient de ma sœur et de ma mère, et franchement mesdames, j’approuve !

Nous avons ensuite passé une dernière soirée « en famille » avec les McK’s, à regarder un film d’horreur (c’était un film horrible et j’ai sursauté au moins 15 fois), puis un épisode de Bachelor in Paradise, pour s’en remettre (du coup, j’ai pas fait de cauchemar, ouf !).

Me voilà maintenant assise sur mon lit, il est 9h et j’attends que les autres se réveillent. Comme je sais qu’ils aiment dormir, je pense qu’il n’y aura pas trop de mouvements avant 10h (ici, c’est la règle le week-end, on se lève à 10h au plus tard. Et non Maman, je ne veux pas que tu modifies notre règle de 11h, ça me va très bien de pouvoir dormir une heure de plus quand je suis à la maison). Je vais encore passer la journée ici, puis Jim va m’emmener à l’aéroport et je prendrai l’avion ce soir.

Bon, je vous laisse… Je me demande s’il y a des gens qui vont lire cet article en fait, maintenant que je vous ai tous dit « Je publierai plus rien avant quelques jours ». Bon… Ce n’est pas grave. Mais je garde un ultime espoir, car il existe un moyen très simple de savoir sans même se rendre sur ces pages, qu’un nouvel article a été publié. Alors, amis des flux RSS, si vous êtes les seuls à recevoir ce message depuis l’autre côté de l’Atlantique, j’espère que vous vous sentez spéciaux ! (Pour moi en tout cas, vous l’êtes puisque vous êtes assez cool pour avoir ajouté mon blog aux nombreux flux que vous suivez et je vous en remercie grandement !)

Je vous fais des gros becs et à tout bientôt en terre helvétique !

++

L-A

4 réflexions sur “Ne jamais dire jamais

  1. Daniel

    Le genre de choses qui nous arrive à tous, j’ai l’impression, de dire « C’est la dernière fois que… », pour être trahis par la pensée que « Merde, je voudrais tellement parler de ça encore ! » 😉

    Peut-être que plus de passion dans le débat aurait pu clouer le bec de cette remplaçante pour qui il existe un « bon » anglais ? Et donc, tous les autres anglais seraient « mauvais » ? Tsss… Je vais m’arrêter là, ça vaut mieux !

    Bon retour à toi 🙂

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  2. Emmanuelle

    Y a pas de bonne la langue. Au MAS-ALIS , y a un suisse tot à l’idiome apenzellois (qui est une arme de non-communication massive) qui ne faisait aucun effort pour switcher sur le Hochdeutsch. Je me suis fait une joie – en tant qu’horrible welsch vindicative – de lui mitonner quelques phrases en mélangeant allègrement du français du XVIIe siècle et de binnes et savoureuses expressions vaudoises. Il n’y a rien compris 🙂 … et moi ça m’a fait un bien fou 🙂
    Je sais … suis pas gentille:-)
    Bises,
    Emmanuelle

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  3. Hélo

    J’aime pas les flux RSS et j’ai lu !!!! =D =D =D =D =D

    Et merci pour ces articles ! C’était génial de suivre ton actu ! On avait presque l’impression d’être avec toi !

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