Poltergeist

Hey,

Bon, il m’est arrivé un truc un peu bizarre ce matin, et c’est tellement bizarre que je vais vous le raconter ici (ça semble en valoir la peine, d’après mon père et mon meilleur ami, qui ont été les premiers auditeurs de cette folle affaire).

Je ne sais pas si ça vous arrive aussi, mais moi, je fais parfois des cauchemars. Ce genre de rêve bien désagréable, qui reprend vaguement des scènes du dernier film d’horreur que vous avez regardé, avec des images bien flippantes et une bande son à vous crisper l’entier du corps ? Bon. On fait tous des cauchemars, là n’est pas la question. La question est plutôt de savoir ce que vous faites en vous réveillant, pour ne plus avoir devant les yeux des flashs assez peu agréables…

Personnellement, j’ai émergé vers 5h56 du matin de ce cauchemar bien flippant, que je ne vous résumerai pas ici, en entendant mes gerbilles bouger dans leur cage : leur roue s’est mise à grincer depuis quelques temps, ça couine et c’est lourd, mais pour une fois, j’était contente que Tweet (Je vous ai dit que j’étais une geek, non ? Si vous en doutiez encore, je suppose que ce ne sera plus le cas lorsque vous saurez que j’ai appelé mes gerbilles Twitter et Skype (Tweet et Skypi pour les intimes)) me réveille avec ses courses nocturnes. BREF.

Quand je me réveille d’un cauchemar, il faut que je m’occupe et si possible que je ne me rendorme pas tout de suite, donc je me regroupe sous mon duvet (comprenez ici que je recroqueville tous mes membres à l’air libre sous ma couverture, parce qu’on ne sait jamais, des fois qu’il y aurait une bestiole sous mon lit prête à bondir sur un de mes mollets laissé à l’abandon et sans protection) et je prends mon téléphone. Twitter, Facebook, Tumblr, je choisis un réseau social et je m’y plonge, juste pour oublier le mauvais rêve. Ça marche en général assez bien et ensuite je peux me rendormir. Ce matin, c’était Twitter (pas la gerbille, le réseau social). Twitter qui d’ailleurs est devenu mon réseau social préféré depuis quelques temps… D’habitude, je ne fais que consulter mon fil d’actualités ; j’ai rarement des notifications (et je ne m’en plaints pas !), encore moins des messages, donc c’est plus ou moins tout ce que j’ai à faire (d’ailleurs, c’est bien plus marrant d’observer ce que disent les gens, plutôt que de poster des tweets).

Ce matin cependant, j’avais une notification. Je clique sur la page et je vois qu’un type me suit et son nom ne me dit pas grand chose. Je jette un coup d’œil à son profil : il ne m’en dit pas beaucoup plus, si ce n’est qu’il est anglais, doit avoir la trentaine et a écrit un livre. Après une recherche rapide, je vois que son livre a été publié il y a peu de temps (enfin, il sort en novembre). Bon. Mais ce n’est pas tout à fait le propos. C’est juste que ce type m’est familier. J’ai l’impression d’avoir déjà lu ses tweets un peu cyniques qui expriment ses pensées. Je ne sais pas, c’est intuitif. C’est comme si je le connaissais à une autre échelle. Et puis, c’est là que je comprends.

Ce type est l’incarnation de Rob, le personnage principal de High Fidelity (de Nick Hornby, pour ceux que ça intéresse), un livre que j’ai commencé à Boston et que je lis actuellement. Bien sûr, l’idée paraît folle, on est d’accord. C’est peut-être juste moi qui hallucine parce qu’il est 6h09 du matin et que je viens de faire un cauchemar. Et c’est sans doute une coïncidence que ce type soit anglais (et de Londres), qu’il semble avoir l’âge de Rob et ait, d’après ses photos sur Twitter, un goût prononcé pour la musique (Rob est ce que l’on pourrait appeler un Tune Geek (oui, j’ai inventé cette appellation pour lui) ce qui pourrait vouloir dire « un connaisseur d’airs (de mélodies) », et je trouve que c’est assez juste. C’est précisément le genre de personnes que je trouve intéressantes, et une des nombreuses raisons pour lesquelles j’ai commencé High Fidelity).

Je ne suis pas du genre à dire « Coïncidence ? Je ne crois pas ! », mais si j’étais de ce genre-là… Non parce qu’il est non seulement anglais et cynique, mais il s’appelle aussi « Rob », alors ça commence à faire beaucoup. Bref. Rob me suit sur Twitter et j’ai décidé de le suivre aussi, pour le fun.

Bon, mais si ce n’était pas une coïncidence… Comment le type m’a trouvée ? Je veux dire, c’est cool de me suivre, mais… Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête (ou sur son fil d’actualité), pour que soudainement le gars se dise qu’il allait me suivre (et comment m’a-t-il trouvée) ? Parce que bon, les geeks fans de Star Wars, de recherche d’info et de crypto, c’est pas non plus ce qu’il y a de plus passionnant (en plus je tweet pas mal en français, le pauvre ami, il ne va pas comprendre grand chose à ce que je dis, sauf s’il parle français (Rob, si tu parles français et que donc tu comprends cet article, laisse-moi donc un commentaire qui éclairerait ma lanterne sur les raisons de ton « following » de ma petite personne sur Twitter, ce serait chouette (tiens, et si tu veux me dire où je pourrais obtenir une copie de « 42 days » autrement que sur Amazone, je veux bien !)). Bon, partons du principe que Rob ne parle pas français (mais si c’est le cas, il doit bien se marrer).

Le mystère reste donc entier. Probablement que je ne saurais jamais pourquoi ce type me suit (ce qui arrive souvent sur Twitter, au final, c’est un peu comme si c’était le propre de ce réseau social (mais peut-être pas, je vous ferai une update lorsque j’aurai enfin suivi LE cours sur Twitter le semestre prochain. Yay !). Cela dit, ce serait quand même cool de pouvoir savoir pourquoi les gens nous suivent, ne serait-ce que pour avoir une petite idée de la question). Au moins, quand un inconnu vous suit sur Twitter, vous flippez moins que si c’est sur Facebook. C’est un peu absurde d’ailleurs, non ? Je veux dire, c’est un inconnu de toute manière… Mais c’est peut-être moins flippant parce que sur Twitter on poste moins d’infos personnelles ? Bah… Ça se discute…

Voilà, tout ce blabla pour vous dire que Rob me suit sur Twitter et que maintenant (enfin, quand j’ai rédigé cet article, entre 6h09 et 6h56), je n’ai plus vraiment sommeil et je vais probablement aller continuer High Fidelity plutôt que d’aller me rendormir…

Voilà voilà… J’ai donc écrit tout ça ce matin, et plusieurs heures plus tard, alors que je n’avais pas encore publié cet article (il n’était même pas dactylographié, mais encore à l’état d’embryon sur du papier jaune ramené de Boston), je suis retournée sur Twitter et j’ai vu que j’avais un message privé. Okay… J’ouvre, en me disant que ce n’est qu’une coïncidence et probablement quelqu’un que je connais qui m’a écrit ce message (ce qui était le plus probable) et là je vois que la personne qui m’a écrit, eh bien… C’est Rob. Et son message commence par « Yes I am real ».

Un arrêt cardiaque plus tard (et après avoir envisagé toutes les possibilités qui auraient permises à Rob de savoir que je cherchais à savoir s’il était réel ou pas, y compris par le contenu de cet article), j’ai fini par comprendre la suite de son message. Il me disait simplement qu’il n’était pas un robot (parce qu’il arrive que de faux comptes Twitter soient créés par des robots et qu’ils suivent des gens aux hasards) et il me remerciait de le suivre également. Nice Guy !

Donc l’affaire est close, mais c’était une manière assez peu anodine de commencer le week-end. Je suis presque reconnaissante envers mon subconscient d’avoir décidé de me balancer un cauchemar en pleine tronche ce matin !

Bon week-end !

L-A

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