Leah on the Offbeat

Leah on the offbeat… Que vous en dire ? C’est la suite de Simon vs. The Homosapiens Agenda et la troisième histoire du Simonverse. Cette fois, on se retrouve dans la peau de Leah, 17 ans, meilleure amie de Simon et adolescente sans histoire. Elle est batteuse dans un groupe du lycée, dessine particulièrement bien et profite d’une répartie sarcastique qui parfois lui joue des tours. Leah est aussi bisexuelle, mais cela personne ne le sait, non pas parce qu’elle a peur d’en parler mais parce qu’on ne lui a jamais vraiment demandé. C’est la dernière année de lycée et la vie de Leah prend soudain une tournure un peu plus torturée lorsque la fille pour qui elle a secrètement un crush lui propose de partir un week-end visiter leur future université, juste les deux…

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai adoré ce livre au point de le relire régulièrement et de le conseiller à toutes les personnes que cela pourrait intéresser de près ou de loin. En suivant le personnage de Leah, on se retrouve plongé dans ses pensées, ses questionnements, on ressent chacune de ses hésitations et chaque prise de conscience. On perçoit aussi la pression subtile et les attentes de la société, à travers l’obsession de ses amis de lui trouver un cavalier pour le bal de promo, alors que Leah n’a vraiment rien demandé.

Il est difficile de ne pas s’attacher au personnage de Leah ou de ne pas s’identifier à elle. Au fil des pages, on comprend que ce personnage, plutôt renfrogné et silencieux dans Simon vs. The Homosapiens Agenda est en fait une âme timide et peu sûre d’elle. A l’image de Molly dans The Upside of Unrequited, elle ne se perçoit pas comme quelqu’un d’intéressant pour les autres. Elle ne reconnaît pas non plus ses propres talents, alors qu’elle dessine particulièrement bien et a un excellent sens du rythme à la batterie. Ce type de personnage est assez récurrent dans les livres de Becky Albertalli : les héros ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attendrait. Ils sont maladroits ou peu sûrs d’eux la plupart du temps et se comparent beaucoup aux autres, se dénigrant bien souvent. C’est intéressant à souligner parce que les histoires du Simonverse et les autres livres d’Albertalli se terminent en général bien (je n’en mettrai pas ma main au feu, je n’ai pas encore tout lu) et montrent une évolution des personnages. Ils grandissent et prennent davantage confiance en eux. Dans le cas de Leah, l’évolution se fait un peu en zigzag, mais elle est bien présente et c’est particulièrement satisfaisant de la voir lâcher prise et se faire confiance.

Je vous le conseil donc vivement et pour celleux que cela intéresserait, accrochez-vous, c’est un slow burn… !

Références

ALBERTALLI, Becky, 2018. Leah on the offbeat. Londres : Penguin Books, 2018. ISBN 978-0-241-33105-7

Une réflexion sur “Leah on the Offbeat

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