Les personnages LGBT sur nos écrans: petite sortie du placard pour le mois des Fiertés

arcencielJe ne sais pas si vous le savez mais le mois de juin est le mois des Fiertés LGBT et c’est l’occasion toute trouvée de faire quelque chose d’un peu spécial sur ces pages. Ce billet a été réalisé en collaboration avec Jade de Hey Little Dolly et Hey Ho Let’s Blog. Si vous avez lu ma page A propos, vous savez que c’est elle qui a réalisé la bannière de ce blog. Comme on se connaît bien et que le mois des Fierté a une importance particulière pour nous deux, nous avons décidé de rédiger deux billets ensemble. L’un d’entre eux porte sur des films et séries représentant des personnages LGBT (celui que vous lisez actuellement) et l’autre sur des livres qui répondent aux mêmes critères (vous le trouverez ici sur Hey Little Dolly).

Parmi les nombreuses possibilités qui s’offraient à nous pour cette sélection, nous avons essayé de faire au mieux pour vous offrir un panel varié et original autant du côté des films et séries que du côté des livres, et comme on ne pouvait pas tout mettre non plus, vous trouverez aussi une liste à la fin de chaque billet pour compléter. Bonne découverte !

Portrait de la jeune fille en feu

Ce film grandiose de Céline Sciamma se déroule à la fin du XVIIème siècle. On y retrouve Marianne et Héloïse. Marianne est peintre et elle est chargée d’effectuer un portrait d’Héloïse. Le contexte est plutôt particulier car Héloïse était destinée à passer sa vie au couvant, mais sa soeur s’étant vraisemblablement suicidée, elle doit prendre sa place et se voit alors fiancée. Héloïse refuse ce statut et on veut bien la comprendre. Du coup, elle refuse également de se faire peindre. Les deux femmes passent énormément de temps ensemble et un lien spécial se tisse entre elles. Héloïse finit par accepter son destin et se laisse peindre par Marianne. C’est une histoire à la fois magnifique, remplie d’amour et de passion, mais également une romance tragique, puisque ces deux femmes amoureuses ne pourront jamais vivre leur amour. Ce film m’a bouleversé de par son histoire et j’ai été également touchée par la beauté visuelle qui en ressort. Un véritable chef-d’oeuvre.

Portrait de la jeune fille en feu, par Céline Sciamma, Lilies Films, 2019

Love, Victor

Love, Victor, est un spin-off de Love, Simon (dont on vous parle dans le billet de Hey Little Dolly). La série raconte l’histoire de Victor, un adolescent de 17 ans qui débarque à Atlanta quelques années après le départ de Simon, Leah et toute la bande. En apparence, Victor est un garçon comme les autres qui souhaite simplement se faire une place dans sa nouvelle école. Mais, il fallait s’y attendre, il partage le même secret que Simon. Désemparé par la facilité avec laquelle Simon a semblé faire son coming-out et vivre sa vie out and proud, Victor finit par le contacter. Démarre alors un échange intragramo-épistolaire entre les deux, dans lequel Victor raconte ses difficultés, ses doutes et ses victoires, recevant en échange conseils et soutien de la part de Simon. C’est une chouette série, plutôt feel good et qui offre un autre regard sur l’histoire peut-être un peu trop lissée de Simon.

Love, Victor, 20th Television, 2020

San Junipero

Il s’agit d’un épisode issu de la série Black Mirror, qui s’articule autour de l’influence de la technologie sur la vie des humains. Chaque épisode est une histoire à part entière et donc, vous pouvez totalement vous plonger dans l’univers de San Junipero sans regarder la série dans son entier. Cette histoire se déroule d’abord dans les années 80, à San Junipero, ville fictive qu’on pourrait placer en Californie, au bord de l’océan. On découvre tout d’abord le personnage de Yorkie, au style un peu geek. Dans un bar, où elle n’a pas l’air très à sa place, elle rencontre Kelly, jeune femme au style un peu plus déjanté. Après avoir bu un verre et dansé ensemble, elles se séparent, mais on sent qu’il y a une certaine étincelle qui s’est allumée entre elles. Au fil de l’épisode, on apprend quelles sont les réalités de l’une et de l’autre. Malgré des difficultés, Yorkie et Kelly parviennent à nous faire croire en l’amour éternel et ça, je trouve que c’est très touchant. Il s’agit là d’un épisode doux, tendre et qui fait rêver… tout en restant dans cette sorte d’univers influencé par les robots et la technologie qui a pris le pas sur tout. A voir absolument !

San Juniero (Black Mirror, saison 3, épisode 4), Netflix, 2016

Freeheld

Changement d’ambiance avec ce film sorti en 2015 dont les interprètes des personnages principaux sont Julianne Moore et Elliot Page. Laurel Hesther (Moore) est policière dans le New Jersey et vit sans avoir révélé à son entourage son homosexualité. Elle rencontre un jour dans un club de sport Stacie (Page), dont elle tombe sous le charme. L’année suivante, toutes les deux emménagent ensemble et signent l’équivalent d’un partenariat enregistré. Mais quelques mois plus tard, on diagnostique à Laurel un cancer. Se sachant condamnée, elle demande aux autorités que sa pension de policière soit versée à Stacie à sa mort, mais cela lui est refusé. Commence alors un long combat pour le couple et son entourage dont l’issue semble inévitable. Freeheld est un très beau film qui raconte l’histoire vraie de Laurel et Stacie. Moore et Page interprètent merveilleusement leur rôle et bien que l’histoire soit triste, elle vaut la peine d’être vue au moins une fois.

Freeheld, par Peter Sollette, 2015

The Haunting of Bly Manor

Là, il s’agit aussi d’une série Netflix, mais contrairement à San Junipero, les épisodes ne sont pas indépendants des autres. Au départ, on ne s’attend pas forcément à une série LGBT, mais une belle romance entre deux femmes s’y cache. The Haunting of Bly Manor raconte l’histoire de Dani, une jeune américaine qui se retrouve en Angleterre et devient la fille au pair de deux enfants, dans un manoir hanté. Dans cette imposante demeure se trouvent plusieurs individus qui ont pour tâche de garder le lieu en état. Les personnages sont très variés et très attachants. Assez rapidement, Dani va devoir faire face à des événements inexpliqués et plutôt inquiétants. En parallèle de cette trame qui donne froid dans le dos, Dani tombe amoureuse de l’une des personnes qui participe à l’entretien du manoir (je ne vous dis pas qui pour ne pas vous spoiler). Un élément que j’ai particulièrement apprecié dans The Haunting of Bly Manor, c’est qu’on assiste à un véritable développement de la vie de couple de ces deux femmes et je trouve que c’est assez rare. En dehors de cette romance, c’est une série qui parle des erreurs du passé, de l’acceptation et de l’amour. Mais tout de même, ça reste une série qui a pour but de faire peur. Vous voilà prévenus!

The Haunting of Bly Manor, Netflix, 2020

On vous recommande aussi…

  • She-Ra et les princesses au pouvoir, Mattel Creations, 2018
  • The Four Faced Liar, Marja-Lewis Ryan et Jacob Chase, 2010
  • Les Chroniques de San Francisco, Gail Barringer, 2019
  • Pride, Matthew Warchus, Calamity Films, 2014
  • The L Word, Ilene Chaiken, 2004
  • The L-Word Generation Q, Tatiana Suarez-Pico, Ilene Chaiken, 2019

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