The Perks of being a wallflower

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un livre que j’ai beaucoup aimé, autant lors de sa lecture qu’en visionnant le film qui en est tiré. C’est une histoire touchante, un peu mystérieuse et qui dépeint ce que peut être la réalité de beaucoup de jeunes de 16 ans. J’ai nommé The Perks of being a wallflower.

The Perks of being a wallflower c’est l’histoire épistolaire de Charlie, un ado de 16 ans qui commence le high school/lycée/gymnase et qui affronte la réalité de l’école à cet âge un peu délicat où se faire des amis est une vraie galère. A travers des lettres qu’il écrit à « Dear Friend », il raconte sa vie tout en entretenant le mystère autour d’évènements de son enfance et qui le trouble encore aujourd’hui. Au bout de quelques temps, Charlie se lie d’amitié avec des terminales, dont Sam et Patrick, qui vont l’initier à la « bonne musique », à « The Rocky Horror Picture Show » et aux soirées étudiantes… Je ne vous en dis pas plus.

Avant de s’intéresser aux thèmes abordés dans ce livre, arrêtons-nous une seconde sur son titre. En anglais, The Perks of being a wallflower et dans sa version française Le monde de Charlie. Inutile de vous dire qu’au niveau équivalence, on n’y est pas tant. Si on traduit The Perks of being a wallflower littéralement cela donne Les avantages d’être une tapisserie, ce qui semble étrange comme titre. Cependant, un petit clin d’œil à l’expression being a wallflower dans le film donne une explication. Patrick décrit Charlie comme étant « a wallflower » parce qu’il observe, il écoute et il comprend. Une description qui correspond bien à un personnage introverti et un peu timide qui passe plus de temps à écouter qu’à s’exprimer et possède un grand cœur.

Ce qui nous amène à parler du premier thème présent dans ce roman : la définition de soi et de son identité. Au début du livre, Charlie explique qu’il aimerait faire bonne impression, recommencer à zéro dans sa nouvelle école. On le sent peu sûr de lui, comme s’il partait déjà avec une longueur de retard, un handicap. Tout au long de l’histoire, en lisant les lettres de Charlie, qui font office de journal intime, on découvre petit à petit qui est Charlie, ce qu’il aime, et par bribes, le contexte dans lequel il a grandi. On comprend aussi son besoin de repartir à zéro et d’explorer son identité, de définir ce qui lui plaît et qui il est. Cette quête est d’ailleurs alimentée par les livres que lui donne son professeur d’anglais. Cela s’observe aussi car Charlie est en léger décalage avec son groupe d’amis, tous en dernière année et s’inscrivant à l’université. Cela dit, si la plupart de ses amis semblent sûrs d’eux et savoir ce qu’ils vont devenir ou être, c’est en fait une façade, une armure qu’ils et elles portent pour se protéger. C’est aussi, probablement, une manière pour l’auteur de dire qu’à 18 ans, on en sait pas encore qui on est vraiment.

Mais d’ailleurs, qui est Charlie ? Ça, vous le découvrirez au fil des pages. Cela m’amène cependant à poser les questions suivantes : qui sommes-nous ? Comment sait-on qui l’on est ? Dans The Perks of being a wallflower, la plupart des personnages sont définis de l’extérieur par ce qui leur est arrivé (des choses assez terribles). On parle d’eux en disant qu’unetelle a couché avec beaucoup de garçons, que lui est « le gay de la classe » ou encore que celle-ci est une voleuse compulsive. Ce qui est intéressant c’est que Charlie raconte cela en disant que c’est ce qu’il a entendu puis il parle de ses interactions avec ces personnes et on découvre une vérité toute autre.

Pour ce qui est du second thème, il s’agit des violences sexuelles (sautez ce paragraphe au besoin). C’est une thématique qui ressort souvent dans ce livre. Les violences n’ont pas lieues dans l’histoire, mais avant. Elles sont uniquement racontées, sans trop de détails, ce qui évite qu’elles soient dépeintes trop graphiquement, mais elles sont tout de même présentes. Elles permettent de parler des retombées, notamment psychologiques pour les victimes, du poids du silence dans les familles et de l’importance d’un suivi. Le livre ne parle pas uniquement de cela, mais ces violences apparaissent en ombres chinoises et permettent au passage d’aborder aussi la notion de consentement.

Pour conclure, je dirais que The Perks of being a wallflower est un roman épistolaire profond, parfois difficile à lire, mais qui peut beaucoup apporter à son lecteur ou sa lectrice. C’est aussi une représentation d’un personnage un peu décalé, et d’une grande gentillesse, qui fait du bien. Ce livre nous change des histoires young adult classiques. Je vous recommande donc cette lecture et le film du même nom qui en est tiré !

Références

CHBOWSKY, Stephen, 1999. The Perks of being a wallflower. London : Simon & Shuster, 1999. Pocket Books. ISBN 978-1-84739-407-1

CHBOWSKY, Stephen, 2013. Le monde de Charlie [DVD]. PAL. Burbank : Warner Bros, 2013

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